• Ouvéa : l'antichambre du paradis

    Du 29 au 31 décembre 2011 

     

    Nous avons quitté Lifou vers les 10h30 et 40mn plus tard nous arrivions à Nouméa. Nous avons dû récupérer nos bagages. Oui ici il n’y a pas de zone de transit. Nous avons dû attendre 3h le vol pour Ouvéa. C’est long ! A chaque fois que nous allons visiter une île, nous devrons systématiquement passer pour Nouméa et attendre des lustres. Comme nous avons avec nous nos bagages, nous avons dû rester à l’aéroport. J’en ai profité pour écrire mes articles pour mon blog. Bref, nous avons quitté Nouméa à 15h et 40mn plus tard nous atterrissions à Ouvéa.

       

     Nous avons logé chez l’habitant autrement dit « en tribu » au Sud de l’île dans la tribu de Mouli accueillis par Charly et Marie-Annick  à  Mowagué. Charly nous a accueillis ainsi qu’un couple franco-allemand qui venait de Melbourne. Il faisait beau ce jour-là et le chemin jusqu’à sa propriété était magnifique.

     

     Quelques mots tout d’abord sur Ouvéa :

     Ouvéa est l’un des plus beaux atolls du Pacifique et certainement la plus exotique des îles Loyauté. Ouvéa vue du ciel a la forme d’une oreille. La côte ouest étire ses 25km de plage de sable blanc ace au lagon émeraude. Ici, plus qu’ailleurs c’est tous les jours dimanche. La vie s’y écoule doucement au rythme du soleil et des vagues. Bercée par le ciel bleu et ceinturée par l’immensité de l’horizon, Ouvéa, longue de 35km du nord au sud, est également protégée des flots par un récif corallien de 132km². L’île à certains endroits (Anawa, Mouli,Tonga…), ne dépasse pas 40m de largeur. Deux archipels, les Pléiades en délimitent l’ensemble au nord et au sud. Divisée en 3 districts coutumiers, Mouli au sud, Saint-Joseph au nord et Fayaoué au centre, Ouvéa compte deux chefferies indépendantes : Takedji et Gossanah. Sur le plan ethnique et linguistique, l’île a connu un brassage d’envergure à partir du XVIIIème siècle avec l’arrivée de Wallisiens originaires de Polynésie. Aujourd’hui encore, deux langues vernaculaires coexistent en plus du français. Le faga-uvéa, parlé par les descendants des Polynésiens, est utilisé dans le nord et le sud. Le iaaï, d’origine mélanésienne, s’est implanté au centre de l’île. Wadrilla constitue  le chef-lieu administratif de l’île, où siège l’antenne de la province des îles Loyauté.

    Historiquement, les luttes entre Polynésiens et Mélanésiens se doublèrent d’affrontements religieux à l’arrivée, dans la seconde moitié du XIXème siècle, de missionnaires protestants et catholiques. Le gouverneur Guillain y mit cependant fin en 1865. Un siècle plus tard, en 1988, un épisode violent, lié au conflit entre indépendantistes kanak et partisans d’un maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française, a secoué et marqué les mémoires d’un côté comme de l’autre. Le mémorial des dix-neuf, à Wadrilla, rappelle l’événement.

     

    L’accueil avait été sympa au début puis lorsque nous avons découvert notre logement, on a un peu déchanté. Nous avons eu une paillotte pour 2 alors que nous étions 3.

     

    Notre bungalow


    Il y avait seulement un lit 2 places et un matelas à poser par terre sur un tapis. Et il n’y avait aucun mobilier à disposition, dedans comme dehors  Nous avons demandé tout de suite à Charly de me trouver un sommier pour la nuit. Même si j’avais déjà dormi par terre en Australie, ça ne me disait rien de retenter le coup. Ça a paru ennuyer notre hôte. Et puis mes parents ont demandé si on pouvait réserver une voiture pour le lendemain, il nous répondit que c’était trop tard que l’agence de location était fermée. Mouais, il était à peine 17h ! Nous avons souhaité réserver des repas pour le soir car nous n’avions rien à manger fraîchement descendus de l’avion. Il ne savait pas trop quoi répondre. Il fallait voir avec sa femme. Nous avons attendu un moment puis nous sommes tombés sur Marie-Annick, avons réitéré nos demandes. Pour la location de voiture, elle a immédiatement décroché le téléphone et nous a passé l’agence de location. Nous avions une voiture le soir-même. Pour le repas du soir, il n’y avait aucun problème !!! Bizarre le Charly ! Pas vraiment commerçant ! Bref, nous avons laissés un instant ces soucis-là et sommes allés profiter de la magnifique plage aux eaux turquoises qui s’offrait à nous.

     

     

    Et puis au moment où je m’étais quasiment résignée à dormir par terre, Charly est venu nous apporter un lit. Il ne fallait pas le brusquer. Ici, c’était tous les jours dimanche !

     


    Le réfectoire

    Le soir nous avons mangé à la table de notre couple franco-allemand. Ils vivaient à Melbourne depuis 5 ans maintenant et étaient des citoyens australiens. Lui était architecte et elle travaillait dans le marketing. Au menu nous avons eu du poisson, mais nous n’avons pas pu savoir ce que c’était et devant la gêne de la maman de notre hôte nous n‘avons pas insisté.

    Il a fait une de ces chaleurs dans cette paillotte cette nuit. En plus on s’est fait bouffer par les moustiques. Dans le logement, il n’y avait aucune moustiquaire, aucun produit contre ses sales «bêtes ».

    Le lendemain, nous étions réveillés de bonne heure. Comme il n’y a avait que 2 douches pour une vingtaine de clients, nous avons préféré y aller en premier.  Après nous avons pris le petit-déjeuner. Pas terrible du tout !  Du pain, du beurre, du café OK, mais du lait en poudre, des confitures de fraise et d’abricot en barquette et du jus de fruit en bouteille en plastique. Vraiment décevant.  Ce n’étaient pas les confitures de bananes et de papayes de Jeannette à Lifou par exemple.

    Ce petit-déjeuner "gargantuesque" ingurgité, nous avons pris la voiture et sommes partis en direction du sud. Nous avons fait une halte à la Passe de Coetlogon qui offre une vue sur les Pléiades du Sud (un chapelet de 9 petites îles : Gece, Gee, Motu Waaünyi, Angemëec, Su, Ujeeteetr, Bagaat, , Banya sud et Banya Nord).











    Puis nous avons pris la route du Nord. Nous nous sommes arrêtés d’abord au Pont de Mouli. Achevé en 1984, ce pont permet de franchir le bras de mer qui sépare l’île de Mouli de l’île principale. L’île de Mouli mesure environ 8km de long. De ce pont nous avons une vue splendide sur la Baie de Lekiny et l’île de Fayawa.

     

     

     









    Depuis le pont, des jeunes gens plongeaient tout habillé. Nous avons discuté avec des jeunes filles qui étaient assises non loin du pont. Elles étaient en vacances scolaires et reprendraient les cours en février 2012. Ce sont les vacances d’été ici et elles durent 3 mois. Les demoiselles ont voulu faire une photo avec nous. Pourquoi pas !

     

     

    Puis nous sommes allés faire une excursion aux falaises de Lekiny qui sont situées à 12km au sud de Fayaoué. Notre guide s’appelait Félix et nous emmena en bateau aux falaises. Ces hautes falaises de corail sont percées de grottes, ou nous montrent des stalactites et colonnes.

     

     

     








     






    Nous avons fait une halte pour monter sur la falaise tout d’abord puis pour nous baigner. L’endroit est magnifique et les eaux du lagon sont d’une couleur unique.

     





     


    Le lagon



    Au retour nous avons continué de rouler vers le nord. Sur la route, à Wadrilla nous avons vu le Mémorial des 19.

     

      

     

     Le drapeau kanak


     

    En arrivant à St Joseph, nous avons photographié l’église St Joseph. Elle date de 1912 et abrite un joli plafond en bois voûté, une chaire en kohu et un Christ sculpté en kaori noir.



    Nous avons pique-niqué à cet endroit. Puis nous sommes partis à l’est à Gosanah et Ohnyat







    Mais pas d'accès à une plage de sable, donc nous sommes redescendus dans le sud.

    En route nous nous sommes arrêtés dans une épicerie et là un jeune kanak nous a demandé de l’emmener à la prochaine station d’essence. Il était coupeur de copra (noix de coco) et disait qu’il fallait couper beaucoup de noix pour vivre. Il exportait vers le Vanuatu car le cours était plus intéressant qu’en Nouvelle-Calédonie. Il était sympa même s’il était un peu éméché. C’était intéressant de discuter avec lui.

    Nous avons ensuite décidé de rentrer à notre gîte. Mais sur le chemin nous avons fait une dernière halte au Pont de Mouli.







    Dans un premier temps nous avons pu observer des raies. Une dame avait pu voir des tortues et un requin un peu plus tôt. Puis nous sommes allés nous baignés une dernière fois. Et oui demain (le 31) nous quittons Ouvéa pour l’île des Pins.

     

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