•  L'île des Pins (3 jours)

     Du 31 décembre 2011 au 3 janvier 2012.

     

    Nous avons quitté Ouvéa à 10h30. Charly nous a amené à l’aéroport. A peine au revoir et merci ! On s’en rappellera de l’accueil en tribu !!!


     

     



     

     

    Nous sommes passés par Nouméa… Encore ! Nous avons dû attendre 6h notre avion pour l’île des Pins. J’en ai profité pour écrire mon article sur Ouvéa. Notre avion a décollé à 17h et 40mn plus tard nous atterrissions à l’île des Pins.

     

     

     

     



     

     

     

     

     

     

    Le temps était couvert et il avait plu. Nous espérions alors du beau temps ! Quelqu’un est venu nous chercher et nous a conduits au gîte de Nataïwatch qui se trouve dans la Baie de Kanuméra où nous avons passé le réveillon de la St Sylvestre.

     


    Quelques mots sur L’île des Pins :

     

    « Un si beau coin de la Création… », c’est en ces termes que le Britannique Andrew Cheyne, santallier et explorateur passionné, décrit l’île où il fit escale au XIXème siècle. Oui, je pense qu’il n’a pas dû voir l’île à la saison des pluies !!! Son compatriote, le navigateur James Cook l’avait en fait déjà localisé en 1774, lui attribuant son nom actuel. A 60km au sud-est de Nouméa, l’envoûtante beauté de l’île s’étend sur 14km de largeur et 18km de longueur. Près de 1969 privilégiés vivent aujourd’hui au cœur d’un site paradisiaque, dont la photo de la piscine naturelle a fait le tour du monde. Avec ses baies aux eaux turquoise, ses pins colonnaires, ses plages de sable blanc…  elle figure au rang des plus belles îles du monde.

    Ce coin de paradis est néanmoins dépositaire d’un passé douloureux. A partir de 1872, les autorités françaises y déportent en effet 3000 communards. Pour ce faire, Paris exige le départ des autochtones : les Kunié. Ces derniers, naturellement, refusent. Aussi peu soucieux du traitement réservé aux bagnards qu’aux insulaires, le gouvernement français, décide alors le partage de l’île. Le sud-ouest se transforme ainsi en colonie pénitentiaire jusqu’en 1897, date du dernier convoi de bagnards envoyés à « la Nouvelle ». Mais l’histoire de l’île des Pins ne se limite pas à la colonisation européenne. La découverte de vestiges historiques comme les poteries Lapita attestent d’une présence humaine dès 1500 avant notre ère. A partir du XVIIIème siècle, les Kunié, peuple originaire, durent aussi faire face à l’arrivée de révoltés mélanéso-polynésiens originaires de Lifou, qui prirent progressivement le contrôle de l’île. L’évangélisation ne débuta qu’en 1840, suivie quelques années plus tard du rattachement à la France en 1853. Aujourd’hui, l’île compte 8 tribus : Gadji, Kéré, Komagna, Touéré, Ouatchia, Vao, Wagnan et Youti. La langue vernaculaire est, le kunié, est parlée sur l’ensemble de l’île.


    Vers les 19h30, nous nous sommes rendus au réfectoire pour le repas de la St Sylvestre, un repas qui nous avait été imposé et qui était d’un prix exorbitant en plus.

    Nous avons été accueillis avec des colliers de fleurs de frangipanier. 

     

     

    Le repas était un buffet plutôt froid dans l’ensemble. En entrée nous avions un choix varié de poissons/crustacés : en salade, en terrine,  du saumon fumé, de la langouste, des crevettes… de la salade de pâtes, du taboulé… et en plat chaud : des brochettes de poissons grillés, du filet de bœuf avec en accompagnement un gratin de pommes de terre et du riz. Pas de fromage… et en dessert des parts de tartes à la noix de coco, des flans, des parts de gâteau chocolat/moka, des profiteroles, de la salade de fruits. Même si on a très bien mangé, il n’en reste pas moins que ce n’est pas vraiment un repas de St Sylvestre.

    Nous avons eu de la chance d’avoir de la langouste et du dessert car il y a des gens qui n’en ont pas eu. Apparemment, il n’y en avait pas assez pour tout le monde. Nous devions également avoir un spectacle de danse traditionnelle effectuée par un groupe mais dès le début, à l’apéro, le propriétaire du gîte est venu

    Mais, le pire je crois, a été lorsqu’il a fallu nettoyer nos assiettes avec des serviettes de table pour passer aux plats chauds. Pas mal de gens ont été choqués. Jamais on n’aurait vu ça en métropole. Ils manquaient de vaisselle ou quoi ! ou ils ne voulaient pas faire la vaisselle ! Vers les 23h, des gens de la tribu sont venus chanter et danser pour nous.



    A part ça, rien n’était organisé pour mettre de l’ambiance. Chacun est resté à sa table  Peu avant minuit, ils nous ont tout de même donné une bouteille de champagne par table.  Vu l’ambiance «super » festive,  nous n’avons pas voulu attendre  et avons quitté la "fête".

     

     

    Le 1er janvier 2012

     

     BONNE ANNEE A TOUS

     ET MEILLEURS VŒUX

     

     Ce matin, il pleuvait quand nous nous sommes levés. Et ça n’a pas arrêté de la journée.

    Comme nous avions réussi à obtenir une voiture nous sommes allés faire le tour de l’île avec les Kway. Nous sommes passés par Vao où j’ai pris une photo de Notre Dame de l’Assomption (entre les gouttes !!!). Elle se trouve au centre du village et fut construite en partie par les bagnards en 1860.

     

     

     





    La chapelle de Vao un peu plus loin.



    Puis nous avons roulé vers la Baie St Joseph qui est le point de départ des excursions en pirogue vers la Baie d’Upi plus au nord.

     

     

     

    Nous avons continué notre route vers le nord en direction de la Baie d’Oro. La baie, sacrée pour les Kunié, abriterait une partie des sépultures de leurs ancêtres. Le nom d’Oro signifie littéralement « cœur » en langue vernaculaire.


     

     

     



     

     



    Nous sommes ensuite allés au nord-ouest en direction de la plage de Gadji. La Baie de Gadji est célèbre pour ses fonds marins, protégés et riches en faune et flore. D’une grande quiétude, la plage de Gadji est un lieu de mouillage très agréable pour les voiliers.

     

     

     




     

    Puis nous sommes redescendus dans le sud pour rejoindre notre gîte. Sur le chemin, nous avons fait une halte au Cimetière des Déportés. L’île comptait 5 villages de déportés, qui pour la plupart d’entre eux,ne sont jamais rentrés en métropole. C’est ainsi que 230 sépultures ont été construites pour accueillir les dépouilles des victimes du scorbut et des déserteurs morts noyés dans le lagon. Inutile de chercher les tombes, seule une stèle a été construite par les bagnards en hommages à leurs frères.


     

     

     

     

     

     

    Non loin du cimetière, on peut toujours voir les ruines des bâtiments du pénitencier où se succédèrent 3 000 communards de Paris (1872). Des prisonniers français exilés prirent ensuite la relève jusqu’en 1912, date à laquelle les derniers condamnés quittèrent l’île.

     


    Nous nous sommes arrêtés rapidement à la Baie de Kuto qui est un chef d’œuvre de la nature (quand il fait beau !).

     

     

    Puis à la Baie de Kanuméra à côté de notre gîte. L’endroit qui est splendide aussi (quand il fait beau !) avec son rocher sacré, est relié à la Baie de Kuto  par un isthme étroit. Il ne faut en aucun cas monter sur le rocher. Son accès est strictement interdit. Les lieux sont tabous et les Kuniés ne plaisantent pas.

     

     Le rocher tabou

     

    Malgré le temps épouvantable que nous avons eu pendant ces 3 jours, j’ai souhaité tout de même rédigé un article sur l’île des Pins. Malheureusement, les photos sont grises. Tant pis. Après tout on est à la saison des pluies !

     

     Le 4 janvier nous nous envolerons pour le Vanuatu.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                   

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    ASSP
    Mardi 3 Janvier 2012 à 16:53

    Vous avez peut-être pas eu un diner digne d'un réveillon "assp" mais je crois que vous avez de belles images plein les yeux ! Cela compense bien ?

    La bise Janine

    2
    CI
    Samedi 14 Janvier 2012 à 10:45

    J'ai pensé à toi semaine dernière , il y avait une reportage à la TV sur l'île des pins , c'était vriament bien .


    Continue bien ! 

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