• Malékula

    Du 10 au 12 janvier 2011

     

    Ce matin nous avons quitté l'hôtel Oyster Island à 10h. De l'autre côté nous attendait Daniel, notre guide d'hier. Il nous conduisit à l'aéroport de Santo. Nous avons voulu nous enregistrer mais il était trop tôt apparemment, c'est du moins ce que nous avons cru au début et puis on nous a dit que l'enregistrement serait à 12h30 alors que l'avion était censé partir à 12h30, on a trouvé ça bizarre. On a pensé encore une fois que l'avion allait partir en retard. C'était pire que ça... Quand on s'est enregistré on s'est aperçu que le vol avait été décalé d'une heure et personne ne nous l'avait dit !!! Donc nous avons dû attendre jusqu'à 13h30, nouvelle heure de départ de l'avion. Nous avions prévu un pique-nique, heureusement !

    L'avion était nettement plus petit qu'à Port Vila. Il ne contenait qu'une 10aine de personnes.


     Malékula

     

    Et le poids des bagages ainsi que celui des passagers ont été contrôlés. Figurez-vous qu'après avoir pesé la valise, on nous a demandé de nous peser sur la balance à bagage. Bonne nouvelle, depuis qu’on voyage on n'a pas grossi !

    L'intérieur de l'avion était plutôt étroit. Seulement 3 places par rangée. Il n'y avait pas de personnel de bord hormis les 2 pilotes. Même pas de porte pour séparer la cabine de pilotage des passagers. Incroyable !

     

    Malékula


     

     

    Pas d'air conditionné. Il te faisait une chaleur dans cet avion ! Aucune consigne de sécurité. Les 2 pilotes sont montés dans leur cabine et ne se sont pas présentés. Ils ne se sont même pas retournés pour nous regarder. On aurait été des poulets que cela n'aurait rien changé !


     MalékulaMalékula

     

     

     


    Le vol se passa bien et fut très rapide... une 20aine de minutes depuis Santo. J'ai pu prendre quelques photos depuis Santo jusqu'à Malékula, mais le ciel était voilé.


    Malékula

     

    Malékula

     

     

     

     

     

    Nous avons atterri sur un aéroport mais on n'était pas sûr d'être au bon endroit car  certains passagers restaient dans l'avion et aucune annonce n'avait été faite par les pilotes. Heureusement un français qui voyageait avec nous, nous demanda si on descendait à Ambrym. Nous lui avons répondu qu'on devait descendre à Norsup- Malékula. Un peu plus et nous repartions pour Port Vila car cet avion était en fait un aérobus dont la destination finale était Port Vila. Vraiment le service laisse à désirer ! Et dire qu’on va repartir pour Port Vila avec le même avion. Mais là il y en a pour plus d’une heure de vol ! ça promet d’être long ! Il ne faudra pas être malade car il n’y a même pas de toilettes.

    La descente de l'avion fut un choc pour nous car l'aéroport avait brûlé… et pas reconstruit (et depuis 3 ans) !


    Malékula


    Nous avons cru qu’il y avait eu une guerre ici. L'intérieur était vide et la bâtisse n'avait plus de toit. Il restait seulement un petit local avec un toit en tôle, pour l’enregistrement. Nous avons appris plus tard qu'effectivement il y a une guerre des terres ici ! Nous avons récupéré notre valise presque sur le tarmac. Et là, personne ne nous attendait. Et comme nous n'avions pas de téléphone portable, je me suis adressée à un agent de la sécurité pour savoir comment contacter notre hôte. Il me répondit d'attendre dans un coin. On s'est retrouvé entre un mur et les chariots des bagages pour le prochain avion. Il faisait très chaud et on n’avait plus d’eau en plus. Sur les chariots à bagages, il y avait des bêtes vivantes, des poules et des coqs qui voyageaient dans des sacs. Et parfois plusieurs par sacs ! Pauvres bêtes, elles tiraient la langue tellement elles avaient soif ! Et ça sentait mauvais en plus ! On commençait franchement à s’inquiéter quand une dame qui parlait le français nous a aidés. Elle s'est renseignée pour nous. En fait, quelqu’un avait appelé notre hôte mais il ne nous l'avait pas dit. Notre hôte prénommé Etienne était en chemin.

    Il arriva avec un pickup avec aucune place assise à l’arrière. Mon père et moi avons dû monter dans la remorque avec la valise. Etienne nous expliqua qu’on allait en fait dormir chez sa cousine Aurélie parce que chez lui il n’y avait plus d’eau dans ses bungalows. Le gîte de sa cousine, «Nabelchel Bungalows» était à 5mn en voiture de l’aéroport tandis que son gîte était à 45mn sur une route plus ou moins carrossables.


    Malékula


    Finalement on était plus près de l’aéroport et ça nous arrangeait.  On nous a installés dans une chambre avec un lit double et un lit simple avec des moustiquaires. A part une table en bois il n’y avait aucun mobilier. Les sanitaires étaient plus que rustiques !


     

     Malékula

     Malékula

     

     

     

     

     

     

     

    Malékula

     

     Malékula




    Attention aux moustiques !



    Mais ça avait l’air d’être propre ! En tout cas Aurélie se pliait en 4 pour nous satisfaire et en cela, il n’y avait rien à dire. Aurélie a 43 ans et a 6 enfants dont l’ainée a 27 ans et est déjà mariée avec des enfants. Elle vient de la tribu des Small Nambas que nous allons visiter demain. Elle parle très bien le français qu’elle a appris au collège et au lycée de Port Vila.

     

    Malékula

     

    Le lendemain (le 11), nous sommes allés rendre visite aux Small Nambas qui sont connus pour leurs danses traditionnelles… en tenue d’Adam et Eve quasiment. Lorsque nous sommes arrivés, Etienne nous a présenté Véronique, notre guide qui était également la fille du chef et une nièce à Aurélie. A l’entrée du village des femmes vêtues simplement d’un pagne et de colliers de perles sont venues nous accueillir avec des colliers de plantes.


    Malékula


    Puis nous avons assisté à la première danse qui était exécutée par les hommes encore moins vêtus que les femmes.

     

     

     Malékula

     

     

     

     

     

    Puis la danse des femmes (danse des fleurs).

     

    Malékula


    Après Véronique nous a emmenés à un cours de cuisine en quelque sorte. 3 femmes étaient assises sur des nattes tressées. Il s’agissait de la mère et des tantes de Véronique. Sa mère râpait l’igname avec une râpe naturelle venant d’une écorce de palmier.


    Malékula

     

    Puis elle a placé la pâte obtenue dans des feuilles de palmier qu’elle a placée dans un morceau de bambou.


    Malékula

    Pendant ce temps-là, 2 hommes ont fait du feu en frottant 2 bouts de bois.


    Malékula


    Et puis ils ont donné le bout de bois aux femmes pour faire cuire l’igname.


    Malékula






    Pendant que le repas cuisait, Véronique nous a emmenés voir d’autres femmes qui tressaient un toit, des nattes...

    Malékula


    Elle nous a expliqué qu’ils se servaient d’un palmier particulier pour faire le toit des maisons et qu’un toit durait 30 ans. Mais pour faire des nattes, il s’agissait de Pandanus ou d’un autre palmier. Elles étaient capables de fabriquer des objets comme des ballons… carrés ! Des écrevisses… des éventails… des paniers… C’était fascinant de les voir faire. Elles travaillaient vite.

     

    Malékula 

     

    Ensuite, le frère de Véronique nous a montré des dessins sur le sable. D’un seul coup de crayon il dessinait un signe et ce dessin avait une signification particulière. Ces dessins étaient des messages laissés par les villageois… l’ancêtre du Post-it en quelque sorte !

     

    Malékula

     

    Puis nous sommes retournés à la cuisine. L’igname était cuite. La tante de Véronique a démoulé l’igname des feuilles de bambou et les a coupés en plusieurs morceaux. On aurait dit des churros.


    Malékula

    Elle les a ensuite arrosés lait de noix de coco frais. Nous nous sommes assis sur une natte tressée et avons goûté cette igname au lait de coco. C’était bon. En dessert on nous a proposé des tranches de pamplemousse qui étaient délicieuses aussi.


    Malékula

     

    Véronique nous a ramené à la place du village pour assister à d’autres danses.

    Et la toute dernière danse était celle du partage car on nous a invités à y participer.

    Cette rencontre s’est terminée par un discours. Les Nambas nous ont remerciés d’être venus et nous les avons remerciés à notre tour de nous avoir reçus. La rencontre a été très enrichissante et sympathique. C’était intéressant de voir comment ils vivaient avant l’arrivée des missionnaires il y a plusieurs siècles maintenant.

    Etienne nous a ensuite conduit chez lui où nous aurions dû être finalement s’il n’avait pas eu de problème d’eau. C’est vrai que la vue était magnifique. Elle donnait sur les îlots Wala et Rano.

     

    Wala

     Malékula


     

     

     

     

    Et puis nous avons attendu 1h quasiment tout seul. On ne savait pas trop ce qu’on attendait au début. Un lunch était prévu mais comme on avait mangé avec les Small Nambas, on avait annulé ce repas. Finalement on nous a dit qu’on attendait le bateau pour aller sur Wala.

    Vers les 13h30 nous avons embarqué sur un bateau à moteur alors qu’on aurait dû prendre une pirogue. La traversée était rapide (10mn).

    Sur l’îlot Wala dont Etienne est originaire, vivent environ 250 personnes. Comme nous avions pris du retard la plupart des habitants faisaient la sieste. Etienne nous a emmenés voir d’anciens lieux utilisés par les tribus  pour des cérémonies.

    Malékula

     

    Puis nous sommes revenus au point de départ. Nous avons encore attendu sur la plage bien 30mn le bateau. Nous devions nous rendre sur l’île de Rano, juste à côté, pour visiter un site cannibale, mais notre guide en a décidé autrement.


    Malékula

    En quittant Wala

     

    Il nous a ramené à notre gîte, il était à peine 16h. Pas cool ! Et puis il nous a plantés là en nous disant "à demain" pour nous emmener à l’aéroport. Pas cool du tout !

    Nous quittions le lendemain Malékula pour Port Vila. Etienne devait aussi vérifier l’horaire de notre vol car les vols inter îles ne sont jamais à l’heure. Et comme il n’y avait plus d’aéroport on ne voulait pas attendre toute la journée là-bas. 

    Le lendemain (le 12), le mari d’Aurélie, Hosea, est allé à l‘aéroport pour se renseigner sur notre horaire de vol. Les vols inter îles ne sont jamais à l’heure. Et comme l’aéroport est détruit, nous ne voulions pas attendre là-bas toute la journée. C’est Etienne qui devait le faire, mais depuis la veille nous n’avions plus de nouvelles de lui. Il devait se pointer 30mn avant le départ de l’avion, voilà ! Notre avion devait partir à 13h20, mais Hosea nous a dit qu’il fallait être à l’aéroport à 13h30 pour l’enregistrement pour un départ «éventuel» à 15h30. Comme nous n’avions rien à manger d’ici notre départ nous avons décidé d’aller au marché local pour quelques coursettes. Nous avons pris un taxi. Le marché était minuscule. Nous y avons acheté des petites bananes. Nous avons marché 15mn sous un soleil de plomb pour nous rendre au supermarché du coin.


     MalékulaMalékula

     

    Transport en commun

     

     

    Nous avons attendu un petit moment que le transport public revienne mais ne le voyant pas venir,  nous avons décidé de demander à quelqu’un qui passait de nous ramener à notre gîte. C’est comme ça que ça marche ici, n’importe qui peut t’emmener. Il suffit de faire un signe et tu donnes le prix de la course entre 100/150 Vatus. Comme le pickup n’avait de siège passager arrière, mon père et moi sommes montés derrière dans la remorque. C’est tape-cul et on bouffe de la poussière !

     

    Malékula

     

    Nous étions à l’aéroport à 13h30. Ce n’est même pas Etienne qui nous a emmenés, c’est une amie à lui. Vraiment pas cool ! A l’aéroport, nous sommes tombés sur le même gars de la sécurité qu’à notre arrivée. Toujours aussi agréable ! C’est toi qui pèse ta valise et mets l’étiquette dessus ! Il n’a pas l’impression qu’on lui fait son boulot à celui-là !

    A partir de là l’attente a commencé. Heureusement qu’il y avait un arbre pour s’abriter.

     

    Malékula

    Salle d'attente

     

    Nous sommes retombés sur la dame qui nous avait aidés le tout premier jour de notre arrivée. Un avion est effectivement arrivé aux alentours de 15h30 mais ce n’était pas le nôtre. Il allait à Santo. On n’arrivait pas à le croire ! Notre avion a finalement atterri  à 16h30. Mais il n’était pas direct, nous avons fait une halte à Lamap, une autre île sur la route de Port Vila.


    Malékula

    Malékula






    L’aéroport était minuscule et l’avion s’est posé sur l’herbe.


    Malékula

    Piste d'atterrissage


    Et là ça a été assez folklorique. Il y avait beaucoup de monde qui attendait cet avion mais il n’y avait que 12 places vacantes. Tout le monde n’a pas pu monter dans l’avion.


    Malékula


    On apprit plus tard que le bateau desservant Port Vila était en panne depuis un mois. Bref avec toutes ces histoires, on prenait encore du retard. En fin de compte, on arriva vers les 18h à Port Vila, crevés. Pour 1h20 de vol on a attendu tout l’après-midi, incroyable !!! Quel temps perdu !!!


    Malékula

    Malékula





    Le lendemain (le 13), nous sommes partis en excursion sur l’île d’Efate.

     

    « SantoEfate »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :